ARUM, le film

Dimanche 24 mai, je suis allée à la rencontre de l’artiste plasticienne Arum pour filmer son installation dans le quartier des Boulets. Accrochée à son sourire éclatant,j’ai trouvé une artiste déterminée, humble et convaincue. Nous nous étions donné rendez-vous aux alentours de midi. C’est un film en partie tourné sur un plan séquence, pour saisir l’instant et capter l’installation en temps réel.

http://www.labaraquetv.fr/

Arum, installation de déconfinement

Dimanche 24 mai, je suis allée à la rencontre de l’artiste plasticienne Arum pour filmer son installation dans le quartier des Boulets. Accrochée à son sourire éclatant, j’ai trouvé une artiste déterminée, humble et convaincue. Nous nous étions donné rendez-vous aux alentours de midi. C’est un film en partie tourné sur un plan séquence, pour saisir l’instant et capter l’installation en temps réel.

Merci à Arum pour sa générosité.

Bientôt vous pourrez découvrir la vidéo de l’installation avec les explications de l’artiste sur notre WEB TV http://www.labaraquetv.fr/

11 mai Déconfinement

MERCI

Merci à vous qui avez participé au ‘ Petit journal des talents’ en postant des messages, des fichiers audio, vidéo, des textes, des photos….Merci vous qui avez suivi notre journal quotidien de confinement.

Grâce à la somme des talents locaux, l’esprit de la baraque a pu traverser cette période si particulière. En espérant vous retrouver très bientôt sous les lampions, sur la scène ou à la buvette lors d’un de nos prochains événements.

Quelle belle compagnie que la vôtre!

Ravis d’avoir été confinés avec vous!

Adhérer à l’association

Adhérer à notre association, c’est lui assurer de vivre de façon autonome, permettre une programmation riche avec un coût peu élevé pour la participation aux événements, c’est faire vivre notre WEB TV coopérative, mais c’est aussi l’occasion de participer aux ateliers, à la programmation, et pourquoi pas ? Si vous le désirez, participer autrement qu’en spectateur-consommateur aux événements de ‘la baraque etc… «

MERCI BEAUCOUP POUR VOTRE AIDE

Merci d’adresser le règlement par chèque à l’ordre de ‘la baraque’ etc… ‘ envoi à ‘la baraque etc…’ 7 rue Goujon 71200 Le Creusot

10 mai

Avant dernier article!

Evelyne nous lit 7 haïkus évoquant 7 contes que chacun reconnaîtra. C’est un extrait d’un petit joyau qui s’appelle “Il était une fois… Contes en haïkus” Un petit bouquin à découvrir, pour les haïkus mais aussi pour les illustrations.

Zoé revient avec le « cri du coeur »! (esseulé)

Le Baiser de Francesco Hayez

C’est un couple qui s’aime mais que la vie confinée sépare.
C’est une lettre envoyée par l’Un à l’Une :

« Mon Ange, ma Douce, ma Belle… je sais ta tristesse mais je n’écraserai pas cette larme de toi entre mes doigts, je la laisserai glisser, et je la recueillerai dans le creux de mes mains.
J’y diluerai les couleurs de l’arc en ciel pour pouvoir y plonger mon pinceau et peindre ta bouche, ton sourire, tes yeux, ton visage.
Je ne t’oublie pas.
Ferme les yeux…
Je viendrai te voir le soir. A pas feutrés. Je serai invisible, silencieux et inodore.
Je tromperai tes chiens de garde.
J’escaladerai ton balcon sans que tu le saches. J’entrerai dans ta chambre et je me glisserai dans ton rêve. Tu ne seras pas seule. Puisque je serai là ; t’accompagnant dans tes songes à ton insu.

Ainsi, je défierai le temps qui passe, les distances qui s’étirent et ce « Confi-nœud-ment » qui risque de recaler notre histoire au rang de souvenir, usé par l’absence !

Ton impatience me le dit : le manque te creuse de l’intérieur, et un gouffre se dessine. J’aimerais que tu n’y glisses pas, stp, car je ne sais si j’aurai la force d’aller t’y chercher.

Puisque l’amour n’est pas sur la liste de « sorties autorisées », puisqu’il n’est pas une « course de première nécessité », alors ma Belle, ma Douce, c’est que l’heure est à une forme de résistance…
Je te demande de résister patiemment. Même si ce terme ne te va guère…

A l’instantané du téléphone, de la vidéo, je préfère t’écrire, et te faire vivre dans mes mots.
Et j’ai le temps de t’écrire et tu as celui de me lire…N’est ce pas exceptionnel ?

Est-ce que le monde n’est pas ainsi parfait ?

Ton impétueuse jeunesse s’impatiente et hurle le manque, l’impatience et se révolte.. : je le comprends, je le vis, j’en suis flatté…

Tu es jeune, je le suis moins.
Le temps devenu lent me va bien… il est à courtiser, à entretenir.
Il me ressemble.
Puisque le temps, je l’ai , alors je le prends . Pour t’écrire, comme je prenais le temps de te caresser.De t’aimer ; même dans le silence de nos vies séparées.
Je deviens peintre, je ferme les yeux et je redessine ton corps, ton visage du bout de mes doigts.
Je suis tailleur et couturier, je cherche dans les tissus qui m’entourent, le velouté de ta peau.
Je suis musicien, je réinvente ton rire et ta voix que je laisse résonner dans mon cœur…
Je suis parfumeur… et je ne retrouve dans aucune des fleurs de mon vaste jardin l’odeur de ta peau. Mais je cherche…

Le privilège de l’âge, c’est l’humilité, la patience, une forme de lenteur.
C’est un rapport étroit au temps qui passe et qui compose et décompose nos désirs, nos envies, nos priorités.
C’est apprendre à s’incliner devant la Vie. Après l’avoir usé en combats inutiles.

Je suis humble devant le temps qui passe et ces évènements qui nous sont imposés.
Je suis humble face à ton désir et à ton amour immense que je ne peux honorer et que j’ai peur de perdre, oui je l’avoue… humblement
Je suis humble devant ce temps qui nous est compté et notre amour dérobé.
Je suis humble face à mon visage et à mon corps qui vieillissent.
Je suis humble face à ce temps qui passe et contre lequel je ne peux rien.

Je suis humble et reconnaissant tout à la fois.
D’être encore là. De te connaître. De t’aimer. De t’attendre. De te rêver. De t’imaginer.
De t’espérer.
Le désir ne se nourrit il pas de l’attente ?
L’attente est longue… notre désir et nos retrouvailles n’en seront que plus intenses.
Puisque le manque nous aura creusé de l’intérieur et que nous aurons faim de le remplir ensemble.
Patience…nous nous retrouverons.

Et lis donc « L’amour au temps du choléra » de ce merveilleux Gabriel Garcia Marquez !!
« L’amour au temps du Covid » y fait piètre figure !

Prends bien soin de toi, ma Belle, je suis là.

Je t’embrasse. »

Zoé nous invite à écouter 2CELLOS – Smells Like Teen Spirit [Live at Sydney Opera House] après avoir lu son texte

J.C Bertrand, image et texte

des nuages sombres se percutaient dans le ciel blanc qui dégoulinait

les vagues ocres jouaient à un deux trois soleil

les tiges des courges se contorsionnaient sur les tuiles mécaniques qui frissonnèrent

une vache paradait sur le sable gris qui trembla

les cormorans s’ébrouaient

deux cargos glissèrent vers Sotchi

les buissons de thé ondulaient entre les femmes qui agitaient leurs ciseaux

puis le soleil fuse, les maïs s’envolent, les poules trébuchent et la poussière danse

les femmes s’échappent, les courges dévalent

les cormorans décollent, les rochers noirs sombrent

les buffles couchés sursautent lentement

le goudron fuit, les gouttes éclatent

je déambule, tu détalles, l’eau percute les maisons de bois

les lianes se chevauchent et les cosmos se martèlent

les voitures giclent

J.C Bertrand

Cécile et Michel : le salon de coiffure

Pascal nous livre d’autres vues du plateau, palette de bruns

Nous terminons notre confinement en douceur avec une ritournelle sifflée et chantée de Fabio.

9 mai

J.C Bertrand

Rêve conscient

Je cherche ma chemise bleue / le vent grille les blés / demain on ira à la plage / j’oublie mon texte / le tapis de velours rouge est tout plié / les boutons d’or s’agitent / la vieille maison est sombre à l’intérieur / les petits nuages cavalent / ce n’est pas possible / la carcasse de la voiture dans la cour / les flaques de boue marron / les bulbes de glaïeuls tout secs / les fleurs de dahlias abimées par la pluie / le puits et la mousse / je circule à vélo sur le chemin qui monte jusqu’à la route / le pierrier de calcaire glisse sur les buis dorés / le passage à niveau son petit toit rouge / la 204 blanche / je grimpe sur le talus / nous allons jouer au loup dans les buissons / j’apprends le solfège / les nombreux chats mangent leur pâtée dans la nuit / le clochard est assis dans la cuisine éclairée au néon / les allemands occupent la cour / mon père attrape les jeunes pigeons / les bouses fraîches écrasent l’herbe / la salamandre glisse dans mes doigts / je mange des pommes de terre bouillies / les orties poussent au ras du hangar / le goudron cloque / les sauterelles sont prises dans les bottes de foin

J.C Bertrand

Annie Gorria Luberne nous propose son dernier effet texte et aquarelle, et des photos du jardin.

Aquarelle                                                                Annie Gorria-Luberne

Effet Miroir

Partage des eaux.

D’un côté la ville enivrante,

De l’autre la campagne amarante.

L’une engloutit l’autre,

L’autre nourrit l’une.

La rivière bouillonnante

Tente de les réconcilier

En caresse poissonnante,

En infiltrations irrigantes.

Et la ville, fille de mauvaise vie

Par ses charmes ensorcelants

Tente d’attirer

Ce soleil levant

Au reflet aréolé

D’un sein nourricier.

A.G.L.

Édition un jour , une semaine , un jardin.
Les orchestre de Ruère à Saint Sernin du bois .

Annie Gorria Luberne

Merci à Bernard qui durant tout le confinement m’a posté des musiques qui envoient de la vie, des cuivres, du swing!

Paps était venu chanter à la baraque au festival 2018.

lLIMITER, extrait de son dernier projet « Les Anges Pleurent » disponible sur toutes les plateformes de streaming : https://open.spotify.com/album/6XU94M…

8 mai

L’été dernier Florence a vu ce spectacle à Avignon, Les petites reines, elle en est ressortie avec la banane et le soleil intérieur. Pas de grosse machinerie, mais beaucoup d’humanité . A voir en famille et avec enfants et ados. C’était très plaisant en direct, je ne peux pas garantir ce que donne la captation. allez faire un tour, vous verrez si ça vous plait ou pas ! 

https://www.theatre-paris-villette.fr/spectacle/les-petites-reines-2/

Florence nous conseille également cette exposition virtuelle pour le plaisir des yeux

https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/street-art-notre-deuxieme-tour-du-monde-des-plus-belles-oeuvres-face-au-coronavirus_3949717.html

Myriade de mots, slameuse sur le tard mais pas attardée, aime jouer avec les mots. Son combat : faire changer vos regards sur les malades de Parkinson.

« Hier, j’ai rencontré une Belge hébétée queer … »

Dans le cadre de « DIS MOI DIX MOTS » 2020, un texte sur le long périple périlleux des migrants d’ Afrique de l’ Ouest. Les mots à utiliser : aquarelle – à vau l’eau – engloutir – fluide – mangrove – oasis – ondée – plouf – ruisseler – spitant.

La baraque TV a rencontré Myriade de mots et est allée l’interviewer. Voir ou revoir ce portait de femme sensible.

Je ferme les yeux, j’ouvre les yeux

A bien y réfléchir tout va bien, je pense que le soleil va bientôt se coucher

Le vase de Murano trône au milieu de la table

Je ferme les yeux, j’ouvre les yeux

Finalement ce mal de tête est supportable, cependant j’envisage de prendre un médicament

L’averse orageuse a perlé toutes les feuilles du patio et le soleil les sèche maintenant

Je ferme les yeux, j’ouvre les yeux

Il faudrait que ce gouvernement gicle et que je mange moins de pain

La voisine sort son chien en petite robe fleurie et d’un bon pas

Je ferme les yeux, j’ouvre les yeux

Les courbatures envahissent mes épaules, je pense que je vais bien dormir

Il est 19h23 à la pendule de formica vert d’eau cerné de bordeaux

Je ferme les yeux, j’ouvre les yeux

Je pense un truc peut-être mais je ne l’écris pas, je le garde

Un moucheron plane, tourne, use son carburant devant l’écran de l’ordinateur

J.C. Bertrand A partir d’un texte de Vickie Gendreau

Anne Mauchamp a profité du confinement pour travailler les ocres. Quelques dessins choisis ci-dessous.