6 mai

« Comment comprendre et appréhender ce monde paradoxal, qui enchante (plus vraiment) autant qu’il déroute (si peu…), si ce n’est en l’observant ? Ne possédant pas de diplôme d’analyste, j’ai choisi la peinture, les crayons, l’encre… pour rendre compte de ma perception et partager mes interrogations et surtout mes grosses inquiétudes de contemporaine.Je cherche avec mes petits moyens des amorces de réponses, voire des solutions, aux problèmes d’actualité soulevés. Convaincue que « rien ne se perd tout se peint » et que « à force de bidouiller des trucs, j’obtiens des machins », je conçois des «bidules», c’est ainsi que je nomme mes peintures à l’huile particulièrement colorées, et les présente au public, tel un verre de vitamines et de bonne humeur (car je reste optimiste, utopiste sans doute?), lors d’expositions individuelles ou collectives (enfin ça c’était avant…) Maintenant je me contente, comme tout le monde, d’une cyber vie sociale et culturelle, via la radio et facebook notamment pour garder un lien sur l’extérieur et partager ainsi mes créa et états d’âme du moment telles que les petits illustr’ à 2 francs 6 sous, les ch’tites peintures àie 2 balles 50, Bidules de confinés de luxe (avec jardin).« 

Merrycailloujungle / Marie Faivre
Artiste Peintre & Bidouille’Girl
facebook.com/merrycailloujungle

Encachette
Colorikine
Patiencepetitscarabee
Zoisiaux

Retour des confinés en musique et aussi, mystérieusement… dans l’univers de la mode, là où on les attendait le moins!

Les Confinés vous présentent la collection de masques Haute Couture printemps 2020 …

“La peste” en cuir pleine fleur d’autruche
« Gaz moutarde” de chez Vuitton

J.C Bertrand nous revient avec un texte et une photo, il nous relate son travail en atelier d’écriture. La Méditerranée aura été à l’honneur de ce petit journal des talents.

J’aime arriver au-dessus de Rimini en fin d’après-midi quand l’Adriatique et le sable reprennent leur souffle

Les voitures soufflent les vignes hautes et leurs filets qui flottent c’est la grande glissade sur l’asphalte le long de la botte jusqu’à Brindisi ou bien Bari si c’est ici que le ferry attend

J’attends qu’une table se vide sur le pont déjà humide et glissant quand le vent et la nuit font danser les chaises de plastique blanc

Puis l’aube blanche me ramène au prosecco de la veille baigne déjà la côte albanaise et j’aime la brume qui estompe les collines fades glissant dans l’eau d’argent

Les allemandes noires et cossues lèvent la poussière des rues de Durrës vitres teintées retour au pays pour l’été

L’ancien pavillon de chasse du gendre de Mussolini ou de son sosie attend agonisant ruiné délabré ses tuiles dangereusement penchées au-dessus de l’herbe drue

Les figuiers poussent les moustiquaires et le bois gonflé a soudé les fenêtres entrouvertes sur le grand lit noir et le vieux tapis

Nous irons demain par le chemin entre les roseaux nous baigner là où la mer agace les marécages

J.C Bertrand

Nous avons une pensée pour les résidents du Foyer des Eglantines qui viennent tous les ans fêter avec nous le festival de la baraque, et qui, pour certains, sont confinés au foyer et appréhendent leur déconfinement. Ci-dessous le travail qu’ils ont fait avec Véronique Bon autour du thème des coquelicots. Que de joie et de soleil dans ces peintures. On les embrasse.

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